Lire, intervenir, Écrire. Sur l’opération de lecture aujourd’hui

Colloque organisé à l’occasion de l’éméritat de Franc Schuerewegen, les 3 et 4 décembre 2024

  • Date: les 3 et 4 décembre 2024
  • Lieu: Université d’Anvers
  • Couvent Grauwzusters
  • Adresse: Lange-Sint Annastraat 7, Anvers

La lecture sera écrivante ou ne sera pas…

Au départ du workshop que nous allons organiser à l’Université d’Anvers, il y a le constat que les nouvelles technologies que nous avons développées, qui fascinent certains, qui font peur à d’autres (traitement de texte, détection automatique, rich text reading, IA etc.), nous mettent en présence d’une vérité que certes nous connaissions mais que nous avions aussi régulièrement cherché à passer sous le tapis. Un texte, fût-il gravé dans le marbre, n’est jamais un objet stable. Un texte est par définition une chose évanescente, à reconstruire, à réinventer à chaque nouvelle lecture. Le texte n’est pas un coffre-fort rempli de données précieuses qu’il faudrait en « extraire » au bout d’un dangereux et fatigant périple. S’il n’y a pas de lecteur ou de lectrice, il n’y a pas de texte. Les choses sont aussi simples.

Une question s’ensuit et qui sera la nôtre en décembre. Comment faire pour donner vie à un texte de manière un peu efficace et, si possible, durable ? Le dialogue avec les spécialistes en humanités numériques a eu lieu et il faudra à présent passer à la vitesse supérieure. La parole sera aux pratiquants de la critique « interventionniste » qui commence à faire parler d’elle dans les départements de lettres. On est critique « interventionniste » quand on défend l’idée que le texte est ce qu’écrit le lecteur, et qu’il n’est peut-être rien d’autre. Certes il y aura discussion, débat, polémique. Y a-t-il un vrai sens des textes ? Est-ce bien le sens du texte que l’analyse cherche à retrouver ? Est-ce que le recours à la machine permet d’arriver, pour le texte lu, à une vérité plus « objective » ? En somme, nous voulons savoir si la lecture dite « littéraire » a aujourd’hui un avenir et, si oui, lequel.

PROGRAMME

Lundi 2 décembre 2024

15h00 Accueil des participants et visite guidée de la ville d’Anvers avec la participation de l’Alliance française anversoise
17h00 réception offerte aux participants et aux membres de l’Alliance française, Brantijser, avec accompagnement musical

Mardi 3 décembre 2024

9h30 Ouverture du colloque

Séance 1 : « Questions de méthode »

10h00 Sophie Rabau, Paris, « Lesbianiser Ulysses de Joyce »
10h30 Emmanuel Bouju, Paris, « Lire en tapir. Ou rendre la littérature indisponible »
11h30 Pause-café
12h00 Franc Schuerewegen, Anvers, « Racine et la torpille »
13h00 Déjeuner

Séance 2 : « Étrangetés de lecture »

14h30 Marika Piva, Padova, « La possibilité d’anéantir, une lecture »
15h00 Andrea Del Lungo, Paris et Rome, « Comment détériorer les œuvres réussies ? »
16h00 Pause-café
16h30 José Domingues de Almeida, Porto, « Mise en abyme contemporaine du lire littéraire »
Discussion
17h30 Réception amicale, espace Agora

Mercredi 4 décembre 2024

Séance 3 : « Pour une post-poétique »

10h00 Camille Bortier, Anvers, « La post-poétique en exemple »
10h30 Vincent Jouve, Reims, « L’intention auctoriale : question théorique ou problème éthique ? »
11h30 Pause-café
12h00 Marie-Agathe, Côte d’Opale, « Pour une lecture géométrique : lire en diagonale, en cercle ou en losange »
13h00 Déjeuner

Séance 4 : « Table ronde : Le démon de la théorie »

Animateur : Vincent Ferré, Paris
Avec la participation d’entre autres Anikó Ádám (Budapest), Camille Bortier (Anvers), Maria Jesus Cabral (Braga), Petr Dytrt (Brno), Kris Peeters (Anvers), Anikó Radvánszky (Budapest), Franc Schuerewegen (Anvers), Philippe Vanhoof (Anvers)
18h00 Réception au patio du Couvent Grauwzusters
20h00 Dîner de clôture au Club de la Faculté

Plus d’informations: WEBSITE