{"id":876,"date":"2018-05-25T16:01:30","date_gmt":"2018-05-25T16:01:30","guid":{"rendered":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/?p=876"},"modified":"2019-05-28T18:43:26","modified_gmt":"2019-05-28T18:43:26","slug":"la-lecture-litteraire-dans-tous-ses-etats-rencontres-internationales-de-reims","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/la-lecture-litteraire-dans-tous-ses-etats-rencontres-internationales-de-reims\/","title":{"rendered":"La lecture litt\u00e9raire dans tous ses \u00e9tats, Rencontres internationales de Reims"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\">Rencontres internationales de Reims<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">La\u00a0<em>lecture litt\u00e9raire<\/em>\u00a0dans tous ses \u00e9tats<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a028 mai-1<sup>er<\/sup>\u00a0juin 2018<\/strong><\/h3>\n<p><strong>Programme\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ra2il.org\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Pr%C3%A9-programmme-Rencontres-de-Reims-Lecture-litt%C3%A9raire-08-02-18.pdf\">Rencontres internationales de Reims<\/a><\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Pr\u00e9sentation<\/strong><\/em><\/p>\n<div class=\"presentation bordure-bottom\">\n<p>Dans les derni\u00e8res d\u00e9cennies du vingti\u00e8me si\u00e8cle, la probl\u00e9matique de la lecture s\u2019est impos\u00e9e comme centrale pour un renouvellement des \u00e9tudes litt\u00e9raires. Les interventions de Barthes dans un dialogue irr\u00e9v\u00e9rencieux avec l\u2019Universit\u00e9 (dont l\u2019embl\u00e9matique article sur \u00ab\u00a0La Mort de l\u2019Auteur\u00a0\u00bb, 1968), l\u2019esth\u00e9tique de la R\u00e9ception, d\u00e9velopp\u00e9e dans les ann\u00e9es 1970 par l\u2019Ecole de Constance (Jauss, Iser\u2026), la divulgation des travaux de Bakhtine ou de son Cercle constituent quelques-uns des jalons bien connus vers une th\u00e9orie de la lecture litt\u00e9raire. Le jugement esth\u00e9tique avait \u00e9t\u00e9 reconnu deux si\u00e8cles plus t\u00f4t par Kant, comme un jugement synth\u00e9tique mettant en relation un rapport sensible et un rapport intellectuel au monde. Il fallait un mod\u00e8le dialectique pour tenter de penser cette complexit\u00e9. Il revient \u00e0 Michel Picard d\u2019avoir innov\u00e9 en ce sens dans\u00a0<em>La Lecture comme jeu<\/em>\u00a0(1986), livre fondateur qui sera suivi d\u2019autres essais (<em>Lire le temps<\/em>, 1989, en particulier). Les trois instances propos\u00e9es par Picard \u2013\u00a0<em>lu, liseur, lectant<\/em>\u00a0\u2013 permettent d\u2019appr\u00e9hender les d\u00e9doublements dont rel\u00e8ve une lecture d\u00e9barrass\u00e9e de la soumission \u00e0 l\u2019auteur tout puissant. Si le\u00a0<em>lu<\/em>\u00a0englobe toutes formes d\u2019adh\u00e9sion passive \u00e0 la fiction, jusqu\u2019aux investissements fantasmatiques, le\u00a0<em>lectant\u00a0<\/em>signale que dans un monde de plus en plus \u00e9duqu\u00e9, le lecteur est aussi capable d\u2019appr\u00e9hender ce qu\u2019il lit en maniant\u00a0 diff\u00e9rents codes. Le\u00a0<em>liseur<\/em>, dont l\u2019assise est le corps, interf\u00e8re avec les deux autres instances pour les faire jouer dans l\u2019acte de lecture, un acte pens\u00e9 au sein d\u2019une relation\u00a0: la litt\u00e9rature. Le mod\u00e8le de Vincent Jouve (<em>L\u2019effet-personnage dans le roman<\/em>, 1992), largement connu et cit\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence, propose une triade quelque peu remani\u00e9e \u2013\u00a0<em>lu, lisant, lectant<\/em>. Les variations dans la mod\u00e9lisation montrent, si besoin \u00e9tait, la complexit\u00e9 des processus de lecture, pourtant appr\u00e9hend\u00e9s \u00e0 travers des corpus restreints \u00e0 la production romanesque.<\/p>\n<p>La notion de lecture litt\u00e9raire a suscit\u00e9 d\u2019autres travaux qu\u2019on ne saurait tous citer. Mentionnons seulement ceux de Bertrand Gervais (<em>\u00c0 l\u2019\u00e9coute de la lecture<\/em>, 1993, 2006), qui a montr\u00e9 la diversit\u00e9 des lectures effectivement produites, et ceux de Jean-Louis Dufays (<em>St\u00e9r\u00e9otype et lecture<\/em>, 1994, 2010), \u00e0 partir desquels la lecture litt\u00e9raire est devenue un pr\u00e9-requis th\u00e9orique des recherches en didactique du fran\u00e7ais et de la litt\u00e9rature. Des ambigu\u00eft\u00e9s demeurent n\u00e9anmoins autour de cette expression\u00a0: \u00ab\u00a0lecture litt\u00e9raire\u00a0\u00bb. Pour certains, elle continue \u00e0 d\u00e9signer, selon un retour implicite \u00e0 une longue tradition, la lecture de textes dot\u00e9s d\u2019une litt\u00e9rarit\u00e9 intrins\u00e8que, ce qui minore ou annule l\u2019implication du lecteur dans le processus de cr\u00e9ation litt\u00e9raire. Le colloque \u00ab\u00a0Le Texte du lecteur<a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftn1\">[1]<\/a>\u00a0\u00bb (U. Toulouse,\u00a0 2008) s\u2019est\u00a0 attach\u00e9 notamment \u00e0 repenser le rapport entre lecteur et texte, oscillant entre artefact auctorial et reconstruction. L\u2019\u00e9largissement de l\u2019horizon de recherche aux \u00e9tudes culturelles a simultan\u00e9ment montr\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de penser la relation entre texte et image sous diff\u00e9rentes formes int\u00e9grant notamment le vaste corpus cin\u00e9matographique.<\/p>\n<p>La\u00a0\u00a0 derni\u00e8re d\u00e9cennie de recherche au sein du s\u00e9minaire\u00a0<em>A2IL<\/em>\u00a0nous a conduits \u00e0 interroger le mod\u00e8le de la lecture litt\u00e9raire en prenant en compte un rapport sp\u00e9cifique \u00e0 la langue, rapport quelque peu occult\u00e9 puisqu\u2019aussi bien les plus convaincants travaux dans ce domaine constituent eux-m\u00eames, sans se regarder comme tels, des objets linguistiques. La notion d\u2019intertextualit\u00e9, introduite, comme on le sait, par Julia Kristeva \u00e0 partir de sa lecture de Bakhtine, en d\u00e9pit de sa f\u00e9condit\u00e9 pour l\u2019analyse litt\u00e9raire, nous est apparue insuffisante pour penser la profusion de la relation esth\u00e9tique et appr\u00e9hender correctement le rapport \u00e0 l\u2019image. La notion d\u2019<em>arri\u00e8re-texte<\/em>, oubli\u00e9e, puis revisit\u00e9e en 2009-2010, a \u00e9t\u00e9 travaill\u00e9e au cours de deux sessions internationales d\u2019o\u00f9 a r\u00e9sult\u00e9 le volume\u00a0<em>L\u2019Arri\u00e8re-texte, pour repenser le litt\u00e9raire<\/em>\u00a0(Peter Lang, 2013). Proche par certains aspects de la structure d\u2019horizon propos\u00e9e par Michel Collot dans une perspective ph\u00e9nom\u00e9nologique, l\u2019arri\u00e8re-texte d\u00e9signe le double n\u0153ud de complexit\u00e9 propre \u00e0 la sph\u00e8re lectorale et \u00e0 une sph\u00e8re auctoriale pens\u00e9e non comme restauration de l\u2019Autorit\u00e9 de l\u2019auteur mais comme processus d\u2019autoengendrement par l\u2019\u00e9criture. L\u2019horizon ainsi redessin\u00e9 s\u2019est pr\u00eat\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes explorations concernant le rapport au r\u00e9f\u00e9rent notamment spatial (\u00ab\u00a0Les r\u00e9f\u00e9rents du litt\u00e9raire\u00a0\u00bb, AIL7), l\u2019implication dans l\u2019\u00e9criture-lecture du corps et des affects (\u00ab\u00a0Le corps \u00e0 l\u2019\u0153uvre\u00a0\u00bb, AIL8), l\u2019intrication des affects et de l\u2019id\u00e9ologique (\u00ab\u00a0Articuler le fantasme et l\u2019Histoire\u00a0\u00bb, AIL9),\u00a0 l\u2019\u00e9cho humain donn\u00e9 par le lecteur \u00e0 un objet textuel fabriqu\u00e9 par autrui (\u00ab\u00a0La r\u00e9sonance lectorale\u00a0\u00bb, AIL10). Dans une perspective transculturelle \u00e9largie \u00e0 d\u2019autres litt\u00e9ratures, notamment latino-am\u00e9ricaines, l\u2019arri\u00e8re-texte nous a permis de d\u00e9crire la part d\u2019irr\u00e9ductible qui se loge dans chaque idiome et qui r\u00e9siste \u00e0 la traduction, une part qu\u2019ont po\u00e9tiquement per\u00e7ue des romanciers aussi diff\u00e9rents que Jos\u00e9 Mar\u00eda Arguedas (<em>Los Rios Profundos<\/em>,\u00a0<em>Les Fleuves profonds<\/em>, 1956) ou Luis Cardoso (<em>Cronica de uma travessia, Au loin une \u00eele<\/em>, 1997), l\u2019un \u00e9voquant les langues am\u00e9rindiennes occult\u00e9es par l\u2019espagnol du P\u00e9rou, l\u2019autre les dialectes autochtones du Timor oriental, inaccessibles \u00e0 la langue du colonisateur portugais.<\/p>\n<p>Les deux derni\u00e8res ann\u00e9es nous ont ainsi ramen\u00e9s vers l\u2019objet langue, en tant qu\u2019outil commun \u00e0 tous mais redessin\u00e9 par certains et toujours travaill\u00e9 de jeux complexes. Peut-on envisager, face \u00e0 la langue du texte, une \u00ab\u00a0langue du lecteur\u00a0\u00bb distincte\u00a0? Il n\u2019est pas \u00e9vident pour tous les chercheurs\u00a0 que le lecteur soit appel\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer sa propre langue d\u00e8s lors qu\u2019il aurait \u00e0 vivre celle du texte. La question qui a suscit\u00e9 d\u2019int\u00e9ressantes contributions nous est toutefois apparue trop abstraite. Les travaux de l\u2019ann\u00e9e suivante (2016-2017) se sont r\u00e9orient\u00e9s vers l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0paroles de lecteurs\u00a0\u00bb \u00e0 interroger comme \u00e9ventuelles performances, y compris dans leurs dimensions didactiques au c\u0153ur m\u00eame des processus d&#8217;enseignement. Ce qui revient \u00e0 se demander si la relation litt\u00e9raire peut effectivement \u00eatre pens\u00e9e selon le sch\u00e9ma bipolaire d\u2019un d\u00e9doublement des paroles \u2013 paroles d\u2019auteurs, paroles de lecteurs. Une des r\u00e9ponses les plus stimulantes nous a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e par Franc Schuerewegen (<em>Introduction \u00e0 la m\u00e9thode postextuelle<\/em>, Garnier, 2012) pour qui, en raison de l\u2019absence de l\u2019auteur, garant de sa parole, la seule parole qui tienne est celle du lecteur reconfigurant dans son propre texte Proust, Chateaubriand ou Balzac. Convoquant en renfort Stanley Fish et Michel Charles, F. Schuerewegen apporte ainsi une r\u00e9ponse radicale et en quelque sorte a posteriori \u00e0 la question du \u00ab\u00a0texte du lecteur\u00a0\u00bb en donnant \u00e0 ce dernier le primat absolu sur une production auctoriale consid\u00e9r\u00e9e comme illusion m\u00e9taphysique. D\u00e9ni\u00e9e par certains \u2013 la liseuse dans\u00a0<em>Ch\u00e9rie\u00a0<\/em>d\u2019Edmond de Goncourt ne parle pas de ses lectures, elle r\u00eavasse \u00e0 leur sujet, comme Emma Bovary dont elle est l\u2019avatar fin de si\u00e8cle \u2013, l\u2019id\u00e9e d\u2019une parole de lecteurs oscille ainsi entre les extr\u00eames de l\u2019annulation et de l\u2019omnipotence. Elle pourrait n\u00e9anmoins \u00eatre pens\u00e9e avec Jean-Jacques Lecercle (<em>Interpretation as Pragmatics<\/em>, 1999) et dans le sillage de Louis Althusser, sous la forme d\u2019une\u00a0<em>contre-interpellation<\/em>\u00a0m\u00e9nageant la reconnaissance de deux p\u00f4les agissants au sein de la relation litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Complexe et f\u00e9conde, la notion de \u00ab\u00a0paroles de lecteurs\u00a0\u00bb nous para\u00eet pouvoir \u00eatre approfondie en 2017-2018 en faisant place notamment aux \u00ab\u00a0Paroles de lecteurs de po\u00e8mes\u00a0\u00bb. Ainsi serait pris en compte un corpus absent des livres canoniques sur la lecture litt\u00e9raire mais n\u00e9anmoins capital. Face \u00e0 la parole du Po\u00e8te, que reste-t-il de parole autonome pour le lecteur qu\u2019une tradition et un discours critique r\u00e9current invitent \u00e0 se contenter d\u2019une sorte de communion avec le texte\u00a0? Autrement dit, comment parler de la po\u00e9sie\u00a0? Ce qui ne veut pas dire tout \u00e0 fait la m\u00eame chose que\u00a0 \u00ab\u00a0comment lire la po\u00e9sie\u00a0?\u00a0\u00bb, sujet abondamment trait\u00e9. Car on n\u2019oubliera pas que la parole se joue toujours sur les deux plans de l\u2019\u00e9nonciation dans un \u00e9crit et de la prof\u00e9ration dans un contexte.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la parole renvoie au rapport complexe d\u2019un sujet pr\u00e9sent au monde et s\u2019exprimant \u00e0 partir de situations diverses. Le \u00ab\u00a0dire\u00a0\u00bb exc\u00e8de donc le sch\u00e9ma de la communication. Il est celui de l\u2019\u00e9crivain, relisant et \u00e9coutant son texte, avec ou sans \u00ab\u00a0gueuloir\u00a0\u00bb, du professeur parlant \u00e0 un public d\u2019\u00e9l\u00e8ves ou d\u2019adultes, \u00e9changeant \u00e0 propos de ce texte, de ce livre qui retiennent l\u2019attention, celui de l\u2019acteur ou du metteur en sc\u00e8ne, adress\u00e9 \u00e0 des spectateurs, celui de la critique, savante ou impromptue, que met en mouvement la chose lue. Autant de paroles \/ performances adoss\u00e9es \u00e0 une histoire, une culture, une \u00e9poque, un ou des corps travers\u00e9(s) d\u2019\u00e9motions et de sensations. \u00ab\u00a0Dire\u00a0\u00bb dit plus que ce qu\u2019il semble dire. Dans le cadre d\u2019une relation litt\u00e9raire, il peut ainsi se concevoir comme performance (\u00e9crite ou orale),\u00a0 de la salle de classe \u00e0 la sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>En point d\u2019orgue de cette ann\u00e9e sp\u00e9ciale, nous proposons de d\u00e9cliner\u00a0<strong>en mai 2018,\u00a0<\/strong>\u00e0 l\u2019occasion des<strong>\u00a0\u00ab\u00a0Rencontres de Reims\u00a0\u00bb<\/strong>, les probl\u00e8mes de la\u00a0<strong><em>lecture litt\u00e9raire<\/em><\/strong>, envisag\u00e9e\u00a0<strong>\u00ab\u00a0dans tous ses \u00e9tats\u00a0\u00bb<\/strong>, selon trois axes\u00a0:<\/p>\n<p><strong>1\/\u00a0Lecture litt\u00e9raire et d\u00e9veloppements th\u00e9oriques<\/strong>\u00a0:\u00a0<strong>du jeu \u00e0 la parole<\/strong>.<\/p>\n<p>Le jeu et la parole sont des concepts-notions propres \u00e0 la pens\u00e9e complexe, sans doute n\u00e9cessaires pour appr\u00e9hender la relation esth\u00e9tique. Le jeu synth\u00e9tise des attitudes divergentes\u00a0: pr\u00e9sence au monde, d\u00e9tachement imaginaire jusqu\u2019au fantasme et \u00e0 l\u2019hallucination, pratique du langage et de la symbolisation. La parole, compl\u00e9mentaire du jeu, mais non-superposable \u2013 on peut jouer sans produire un texte \u2013, est elle-m\u00eame une notion ambivalente. Soumise aux d\u00e9terminismes qui la forgent \u00e0 notre insu, jusqu\u2019au clich\u00e9, elle peut se faire parole inventive, la vis\u00e9e auctoriale co\u00efncidant avec l\u2019\u00e9mission d\u2019une \u00ab\u00a0parole singuli\u00e8re\u00a0\u00bb (Laurent Jenny), et rien n\u2019interdit que sur le versant d\u2019une lecture litt\u00e9raire assum\u00e9e retentisse encore dans une contre-parole de lecteur \u00a0\u00ab\u00a0l\u2019incompr\u00e9hensible pluralit\u00e9 des individus dans l\u2019esp\u00e8ce\u00a0\u00bb (Francis Ponge).\u00a0 Articuler dans la lecture litt\u00e9raire une pens\u00e9e du jeu et une pens\u00e9e de la parole est peut-\u00eatre l\u2019occasion de revoir sous un jour nouveau la classique partition entre roman et po\u00e9sie.<\/p>\n<p><strong>2\/ Lecture litt\u00e9raire et plurilinguisme\u00a0:<\/strong>\u00a0<strong>litt\u00e9rature et traduction, lecture d\u2019\u00e9crivains translinguistiques<\/strong>.<\/p>\n<p>Il est reconnu depuis longtemps que la traduction et l\u2019\u00e9criture-lecture litt\u00e9raire sont de proches parentes. L\u2019arri\u00e8re-texte offre un cadre peut-\u00eatre renouvel\u00e9 pour penser les affinit\u00e9s et les d\u00e9calages entre texte source et traduction. V\u00e9ritable\u00a0<em>texte de lecture litt\u00e9raire<\/em>, la traduction joue avec\u00a0 le texte \u00e0 traduire en mettant en correspondance les deux faces de l\u2019arri\u00e8re-texte, auctoriale et lectorale, deux univers linguistiques et culturels partag\u00e9s entre co\u00efncidence et divergence. L\u2019affaire se complique pour la difficult\u00e9 et le plaisir de tous lorsqu\u2019un m\u00eame \u00e9crivain \u00e9crit et pense lui-m\u00eame en plusieurs langues. C\u2019est pourquoi des \u00e9crivains en langue \u00e9trang\u00e8re se joindront \u00e0 cette r\u00e9flexion (Harry Belevan, Esteban Bedoya, F\u00e9lix Terrones\u2026).<\/p>\n<p><strong>3\/ La lecture litt\u00e9raire comme performance<\/strong>\u00a0<strong>: de la salle de classe \u00e0 la sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre<\/strong>.<\/p>\n<p>Il est connu l\u00e0 encore que l\u2019efficacit\u00e9 des enseignants de fran\u00e7ais et de litt\u00e9rature, tous niveaux, tient au fait qu\u2019ils sont eux-m\u00eames des amateurs de litt\u00e9rature. La lecture litt\u00e9raire, qui a conquis une place importante et justifi\u00e9e dans le discours didactique, d\u00e9signe cet espace de compr\u00e9hension-reproduction-cr\u00e9ation commun \u00e0 tous les locuteurs. Si l\u2019on appelle performance, l\u2019acte de langage, \u00e9crit ou oral, par lequel l\u2019\u00e9l\u00e8ve ou l\u2019\u00e9tudiant s\u2019approprie l\u2019\u0153uvre d\u2019autrui, selon une dynamique comprenant des remodelages d\u00e9lib\u00e9r\u00e9s, plus ou moins marqu\u00e9s, il n\u2019y a plus de compl\u00e8te solution de continuit\u00e9 de la salle de classe \u00e0 la sc\u00e8ne \u00e0 laquelle elle s\u2019apparente parfois. Les m\u00e9tiers du th\u00e9\u00e2tre, en ce sens, principalement ceux de metteur en sc\u00e8ne et d\u2019acteur auxquels il faudrait ajouter le r\u00f4le potentiellement actif du spectateur, ont encore \u00e0 voir avec la lecture litt\u00e9raire comme performance. Parfois ni\u00e9e ou contest\u00e9e au sein de la relation litt\u00e9raire classique au nom de l\u2019\u00e9crasante parole d\u2019auteur, la parole litt\u00e9raire, dans la salle de cours ou au th\u00e9\u00e2tre, partage cette propri\u00e9t\u00e9 plus sensible\u00a0 de s\u2019inscrire dans un syst\u00e8me d\u2019\u00e9chos entre sujets au pluriel.<\/p>\n<p>Responsables<\/p>\n<p>Christine Chollier\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:christine.chollier@univ-reims.fr\">christine.chollier@univ-reims.fr<\/a><\/p>\n<p>Marie-Madeleine Gladieu\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:marie-madeleine.gladieu@univ-reims.fr\">marie-madeleine.gladieu@univ-reims.fr<\/a><\/p>\n<p>Jean-Michel Pottier\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:jean-michel.pottier@univ-reims;fr\">jean-michel.pottier@univ-reims;fr<\/a><\/p>\n<p>Alain Trouv\u00e9\u00a0:\u00a0<a href=\"mailto:alain.trouve@univ-reims.fr\">alain.trouve@univ-reims.fr<\/a><\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 scientifique<\/strong><\/p>\n<p>Aniko Adam (<em>LEA\u00a0!<\/em>, UCPP, Budapest), Michel Arriv\u00e9 \u2020 (U. Paris X), Fran\u00e7oise Aub\u00e8s (U. Paris X), Esteban Bedoya, (Diplomate, Paraguay), Harry Belevan (Instituto Ra\u00fal Porras, Ambassadeur du P\u00e9rou), Rachel Bouvet (UQAM), Maria Jesus Cabral (<em>LEA\u00a0!<\/em>, U. de Lisbonne), Jean-Louis Dufays (U. Louvain), Bertrand Gervais (UQAM),\u00a0 S\u00e9bastien Hubier (U. Reims), Vincent Jouve (<em>LEA\u00a0!<\/em>, U. Reims), Karen Haddad (<em>LEA\u00a0!<\/em>, U. Paris X), Laurent Jenny (U. de Gen\u00e8ve), Greta Komur-Thilloy (U. de Haute-Alsace),\u00a0 Jean-Jacques Lecercle (U. Paris X),\u00a0 Bertrand Marchal (U. Paris IV), Dominique Massonnaud (U. de Haute-Alsace), Catherine Mazauric (U. Aix-Marseille), Jean-Charles Monferran (U. Strasbourg), Stefano Montes (U. de Palerme), Misako Nemoto (U. Meiji de Tokyo), Thomas Pavel (U. Chicago), Michel Pierssens (U. Montr\u00e9al), Fran\u00e7ois Rastier (CNRS, Paris),\u00a0 Nathalie Roelens (<em>LEA\u00a0!<\/em>, U. du Luxembourg), Fran\u00e7oise Roger (U. Reims), Ricardo Silva (Instituto Riva Ag\u00fcero, Pr\u00e9sident de l\u2019Acad\u00e9mie P\u00e9ruvienne de la Langue, P\u00e9rou), Franc Schuerewegen (<em>LEA\u00a0!<\/em>, U. d\u2019Anvers), Fran\u00e7ois Soulages (U. Paris VIII), Isabelle Turcan (U. de Lorraine), Frank Wagner (U. Rennes), Marta Waldegaray (U. Reims)<\/p>\n<p>NB\u00a0:\u00a0<em>LEA\u00a0!\u00a0<\/em>: Groupe\u00a0<em>Lire en Europe Aujourd\u2019hui\u00a0!<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.fabula.org\/#_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0<em>Le Texte du lecteur<\/em>, Actes du colloque de Toulouse, C. Mazauric, M.-J. Fourtanier et G. Langlade, (dir.), \u00a0Bruxelles, Peter Lang, 2011.<strong>\u00ab\u00a0Rencontres Internationales de Reims\u00a0: la\u00a0<em>lecture litt\u00e9raire<\/em>\u00a0dans tous ses \u00e9tats\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>http:\/\/www.ra2il.org<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rencontres internationales de Reims La\u00a0lecture litt\u00e9raire\u00a0dans tous ses \u00e9tats \u00a028 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44],"tags":[],"class_list":["post-876","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-colloques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=876"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":877,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/876\/revisions\/877"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wndev.xyz\/lea\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}